PHAGOPHOBIE – Peur de s’étouffer

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Durée : 40 mns

Thérapeute : Lionel MAILLARD

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Description

Si on ne mange pas, on « meurt » de faim. Et au-delà du besoin fondamental, le fait de manger est un réel plaisir, mais il est aussi symbole de convivialité… Pourtant, chez certaines personnes, le fait de manger, notamment certains types d’aliments, conduit à une peur intense, celle de s’étouffer. Ces personnes sont victimes de ce que l’on appelle la phagophobie.
La phagophobie, de quoi s’agit-il ?

La phagophobie est la peur excessive de s’étouffer en avalant quelque chose, qu’il s’agisse de nourriture ou de produits tels que les médicaments. La personne craint les souffrances que pourraient provoquer l’étouffement, mais surtout la mort. Elle a également peur d’être ridicule aux yeux des autres.
C’est ainsi que dans le quotidien, la personne victime de phagophobie évitera de manger certains aliments, notamment solides. Elle « n’avalera » alors que de la nourriture très malléable ou liquide. Au mieux, si la personne arrive à consommer des aliments plus ou moins solides, elle mettra beaucoup de temps à mastiquer, réduira autant que faire se peut les morceaux, bref elle mettra un temps considérable pour manger. Aussi, par la crainte de se ridiculiser et de s’étouffer, elle déclinera toute invitation au restaurant, chez des amis ou collègues, et évitera toute situation présentant le moindre risque. La honte, le ridicule, la culpabilité et l’isolement peuvent alors « se mélanger », et hanter la personne phagophobe.
Comment traiter la phagophobie ?

Beaucoup de personnes phagophobes se rendent en premier lieu chez un médecin généraliste pour « se soigner ». En effet, elles pensent que leurs problèmes concernent des troubles organiques. Cela n’est pas plus mal puisque cela permettra au médecin de détecter s’il y a réellement de tels troubles. Après la consultation et les éventuels examens, si la « bonne santé physique » est confirmée, le patient sera alors orienté vers un psychologue. Cette confirmation le rassurera d’ailleurs, mais seulement en partie.
Une fois chez le psychologue, celui-ci optera le plus souvent pour une thérapie cognitive et comportementale. Il s’agit d’un accompagnement rééducatif, permettant à la personne de « repartir » sur de nouvelles bases.