Gros plan sur l’aviophobie

AVIOPHOBIE :

LA CRAINTE EXAGEREE DES AVIONS

 

1.   Introduction et étymologie

L’aviophobie ou peur irrationnelle de prendre l’avion, Qui n’a pas eu peur dans sa vie ? En réalité, nous avons tous eu peur de quelque chose, de quelqu’un, d’un évènement ou d’une situation. Car la peur est une réaction plus que normale. En être insensible reviendrait à être taxé d’anormal. Seulement, si cette peur est irrationnelle, excessive, sans fondement apparent, se transforme en une impressionnante panique, alors on la classerait en phobie.

La phobie, tirée du grec phobia qui signifie frayeur, peut atteindre les adultes comme les enfants, les femmes ou les hommes. Elle serait issue d’évènements et/ou des rapports enfouis dans l’inconscience qui, surgissent soudain sous forme de frayeur irrationnelle déclenchée par un objet lié directement ou indirectement à cet ancien évènement que celui qui en souffre ne s’en rappelle même plus le pourquoi.

Le suffixe, -phobie sert à créer des mots techniques définissant une crainte irraisonnée provoquée par une circonstance à priori sans danger. C’est parce qu’il n’y a pas de danger réel que la phobie diffère de la peur. Exemple, l’aviophobie est l’ensemble des mots avion et phobie,

La phobie surgit subitement de façon irrationnelle, souvent incontrôlable envers une situation ou un objet précis. Par exemple, la phobie des avions ou aviophobie ou encore aviatophobie. Généralement, ceux qui en souffrent refusent tout contact avec l’avion qui est l’élément déclencheur ou phobogène. Ou alors, ils emmènent avec lui quelque chose qui, selon lui, peuvent le rassurer (quelqu’un, un médicament, un objet) : la « contraphobie ».  Un médicament anxiolytique pourrait être une contraphobie d’un aviophobe, car il le rassure.

En psychothérapie, les phobies sont catégorisées dans le groupe des troubles anxieux. Pris en charge, on peut parfaitement en guérir.

La phobie peut être spécifique quand le phobogène est bien précis (ex. phobie des araignées). Elle est complexe, Quand il s’agit plutôt d’un ensemble de situations dites phobiques. Cette forme de phobie se manifeste généralement par une forte anxiété et un évitement des situations sociales qui pourraient induire à une grande détresse.

Selon les spécialistes, la frayeur de prendre l’avion serait en relation avec la perte de contrôle. Dans l’avion, on se fie alors au pilote, à son contrôle, on est à sa merci. Or certaines personnes refusent de placer leur sécurité personnelle entre les mains d’une autre personne, même si on reconnait que les pilotes d’avion sont strictement sélectionnés, que leur santé soit suivi de près… En quelques mots, ils sont plus que fiables et sécures.

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2.   De quel type de phobie s’agit-il ?

Nous avons originellement peur de l’avion parce que nous sommes des espèces terrestres qui marchent, sans ailes ni les apprêts pour voler. Voler n’est pas de notre ressort. Aussi, quand nous avons l’impression de ne pas avoir les pieds sur terre, telle qu’il est lors d’un vol, notre cerveau perçoit cela comme un phénomène anormal qu’une peur primitive envahit le cerveau reptilien. Puis, la partie du cerveau qui raisonne est comme anesthésiée qu’elle a la sensation de perdre tout le contrôle. Alors, aucun raisonnement, ni argument ne peut influer sur cette peur et la phobie s’installe.

Souvent, la peur de l’avion s’amplifie quand on devient parent. En effet, en étant parents, nous avons obligation de protéger nos enfants. Et, nos soucis ne sont plus seulement focalisés sur nous-mêmes, mais également sur notre bébé. Alors, nous nous éloignons de tout ce qui peut compromettre cela, tel qu’un vol qui aurait été inconsciemment enregistré comme non rassurant.

Nous sommes ici en face d’une phobie déclenchée par l’avion ou plus exactement la peur de mourir dans un crash aérien. La source de ces troubles pourrait être une mauvaise expérience en vol, une volonté de vouloir tout contrôler, les actualités relatant des crashes ou des détournements d’avion qui ont été internalisées par le patient.

Il faut en effet reconnaitre que les accidents d’avion, même s’ils sont rares, sont graves et vraiment spectaculaires. Peu de passagers en sont rescapés ! De quoi nourrir des fantasmes morbides. Par ailleurs, beaucoup ignorent le fonctionnement de l’appareil, que tout bruit relativement anormal ou toute émotion grave sur le visage du personnel navigant deviennent suspects. Alors, des pensées morbides commencent à surgir, la panique s’installe et le corps commence à trembler ou à être trempé de sueur, le cœur s’emballe et la vision devient de moins en moins nette. En outre, les films catastrophiques et les médias donnent des images terribles qui sont encore amplifiées par l’imagination.

  1. Est-elle répandue ? Ou particulière ?

Selon les statistiques avancées par les compagnies aériennes, un passager sur trois avoue être inquiet en prenant l’avion, surtout lors du décollage et de l’atterrissage. 10 à 40% des voyageurs acceptent qu’ils sont vraiment anxieux et 1% reconnait être atteint de forte frayeur au point de refuser de manger, de boire, de se déplacer, voire de parler en plein vol.

Cette phobie touche toutes les catégories sociales, les hommes comme les femmes, les adultes ainsi que les enfants. Ainsi, 23% des voyageurs d’affaires sont atteints d’anxiété en vol, et d’après l’Organisation de l’aviation civile internationale, 40 % des adultes en font une véritable phobie. Environ 75% des gens ont peur des turbulences, des perturbations atmosphériques, des failles techniques possibles … bref des accidents d’avion même si l’avion fait partie des moyens de transport le plus sécure à ce jour.

En effet en 2016, selon l’IATA, plus de 3,7 milliards de personnes ont pris l’avion. On n’en constaté que 16 accidents d’avion causant la mort de 303 personnes. De plus, le taux de morbidité au cours d’un trajet en avion a diminué de 1 sur 138 000 en 1970 à 1 sur 3 675 000 en 2015.

4.   Les handicaps de cette phobie

Le 1er handicap constaté est la peur. Cette peur est un vrai problème quand on aime voyager. Cette peur a plusieurs degrés, allant du stress de manquer son avion jusqu’à la panique au moment de monter à bord. En fait, cette frayeur peut se baser sur le sentiment que l’avion ne soit pas un lieu sûr. Les statistiques rassurantes, les images apaisantes, … rien ne peut y faire, le cerveau est convaincu que l’avion est un endroit dangereux.

Cette angoisse peut se transformer en un véritable handicap sur le plan professionnel quand les missions à l’étranger vous obligent à prendre l’avion. Ou quand cela réduit inévitablement votre probabilité de trouver un emploi décent en rapport à vos compétences. Il l’est également du point de vue personnel, quand on devrait vaincre la distance en un temps imparti pour une évacuation sanitaire par exemple. Ou tout simplement, pour apprécier des vacances exotiques bien méritées.

Il y a également lieu de constater que les aviophobes sont très susceptibles par rapport à certains discours qu’ils jugent insupportables à écouter, qu’ils peuvent casser une ambiance festive par des comportements agressifs ou rancuniers. Par exemple, raconter avec statistique en appui que l’avion est un moyen de transport sécure, ne peut pas véritablement effacer une peur irrationnelle. Et des discussions tournant autour peuvent aboutir à un clash ! Que du coup, certains sujets deviennent tabous pour éviter les frictions sociales.

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5.   Caractéristiques de cette phobie, son développement dans l’évolution de notre société…

Manifestations de la peur

Les manifestations de cette phobie peuvent apparaitre au moment de la montée dans l’avion, pendant le décollage ou l’atterrissage, et même durant le vol. Ainsi, ne serait-ce qu’évoquer l’idée de prendre un vol et déjà des réactions de panique sont visibles chez certains aviophobes. Il y en a qui angoisse au moment de la réservation des billets, certains anticipent cette peur plusieurs jours à l’avance.

Avant le départ, ils deviennent mal à l’aise. Dans l’avion, ils paniquent, ils sont paralysés et ont peur de mourir. Ils font une fixation sur les bruits, ils deviennent irascibles et belliqueux à cause de leur peur des turbulences ou des conditions météorologiques. Le fait d’être assis ou inactif durant de longues heures, les rend tendus ou affectés par des tremblements ou une transpiration.

Les manifestations psychologiques sont l’anxiété, la nervosité, le stress, la détresse. Certains vont même jusqu’à avoir envie de pleurer. Tandis que les formes physiques sont caractérisées par des étourdissements, des sueurs froides, des problèmes gastro-intestinaux, une raideur musculaire, une accélération du rythme cardiaque, des difficultés respiratoires, de l’hyperventilation, des maux de tête des sensations de vertige ou nauséeuses, des acouphènes…

Les aviophobes se présentent sous cinq principaux profils : le terrien, le décideur, l’anxieux, le spatiophobe, le traumatisé. Ainsi, à chaque profil sa thérapie.

Les Cinq profils principaux

  • Le terrien trouve anormal le fait de voler, d’être trop éloigné du sol.
  • Le décideur a l’habitude de tout maitriser dans son travail comme dans sa vie quotidienne. En avion il devient misérable, il ne gère plus. Et cela le rend aviophobe.
  • L’anxieux s’image que le pire est là ! le crash n’est pas loin.
  • Le spatiophobe ou l’agoraphobe a du mal à supporter l’espace clos dans lequel il se sent prisonnier, ou l’espace grand ouvert, quand il regarde à travers le hublot.
  • Le traumatisé a été marqué par un événement, en lien avec l’avion ou pas. Puis une réminiscence peut surgir plus tard à cause d’une analogie dans les éléments qui se déchaînent.

6.   Des recherches sur le sujet

BOUCHARD S. and al. Thérapie par réalité virtuelle. Nouvelles méthodes

https://www.inequilibra.ch/nouvelles-methodes/therapie-par-realite-virtuelle

Cette étude a pour but d’évaluer l’efficacité d’un traitement d’exposition virtuelle (TRV) pour la phobie spécifique des hauteurs (acrophobie). De même, elle fait soulever des hypothèses sur le mécanisme d’efficacité d’un tel type de thérapie.

36 patients (17 hommes et 19 femmes) ont été inclus dans cette étude : 18 dans le groupe TRV et 18 dans le groupe TCC ou thérapie cognitivo-comportementale. La thérapie par réalité virtuelle a comporté 12 séances hebdomadaires en individuel, de 45 minutes. La thérapie cognitivo-comportementale de groupe en a fait 12 séances hebdomadaires de 2 heures. Les patients ont été évalués avant et après traitement.

Les résultats suivants ont été relevés : les 2 groupes de traitement ont eu une amélioration clinique importante. Suivant l’Échelle de Liebowitz, à partir du critère principal d’évaluation, les patients du groupe TRV, pourtant au départ plus anxieux socialement, ont même montré une plus importante diminution de leur score d’anxiété sociale que les patients du groupe TCC. L’amélioration apparaît aussi cliniquement comparable pour les deux groupes en ce qui concerne les autres critères d’évaluation.

Dr Charlie Cungy. « L’alliance thérapeutique »

https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr/catalogue/livres-sur-les-tcc/l-alliance-therapeutique.html

C’est un ouvrage de référence en matière de thérapie comportementale et cognitive ou TCC. L’ouvrage expose pratiquement des méthodes essentielles dans différents contextes d’intervention comme les diverses consultations qu’elles soient individuelles, de couple, familiales, des groupes, avec un autre professionnel ou un bénévole. Des exemples cliniques agrémentés d’exercices pratiques illustrent l’ouvrage. Des méthodes d’autoévaluation du thérapeute sont également proposées.

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7.   Quel lien avec d’autres phobies

L’aviophobie n’est pas seulement la peur d’un accident d’avion. Elle peut également avoir comme origine la claustrophobie, la peur du vide ou la panique de perdre tout contrôle.  Ainsi, s’il n’a qu’un tiers des gens qui ont peur d’un accident, plus de la moitié a du mal à accepter l’idée d’être enfermé dans un avion. Leur frayeur les envahit et ils ont peur de ne plus se contrôler. Leur imagination va jusqu’à les entrainer à penser qu’ils vont avoir un comportement perturbateur alors qu’ils s’efforcent désespérément de « s’échapper », ou qu’ils ne vont littéralement pas survivre de cette peur.  Ce qui nous amène à conclure que ce n’est pas vraiment la peur de l’avion qui gêne plus les gens mais plutôt des phobies tout autour.

En effet, claustrophobie et agoraphobie, émetophobie (peur de vomir), altophobie (peur d’être en hauteur), peur de la vitesse, des microbes… plusieurs phobies, qui n’ont pas de liens directs avec l’avion, sont parfois éprouvées par l’aviophobe qu’il a vraiment du mal à prendre l’avion.

 

8.   Les différentes approches pour traiter cette phobie

Il faut commencer par choisir de voyager avec une compagnie aérienne fiable. Le site de la commission européenne du transport à la section sécurité aérienne y a dressé une liste noire des compagnies.

 

Rassurer notre cerveau en appliquant la méthode des 4R. C’est une façon d’employer nos propres ressources pour apaiser notre cerveau émotionnel : nous ne sommes pas en danger !

 

Décider de Réagir pour ne pas tomber dans la spirale de l’anxiété qui conduit inéluctablement vers la panique. Il faudrait créer un choc du genre un pincement  énergique de la peau. La douleur fait réagir instantanément et permet de refuser : « Dire Non à la panique ».

Le second R ou Réguler concerne la respiration. Une lente respiration abdominale méthodique met notre corps en mode relaxation.

Le troisième R, pour Relaxer ses muscles aura pour effet de rassurer notre cerveau émotionnel et de nous relaxer davantage.

Et le quatrième R, ou Remémorer des souvenirs agréables, sert à maintenir l’état de sérénité retrouvée grâce aux autres R.

La relaxation. La méthode est une solution pratique pour aider l’aviophobe à maitriser le stress instantané et pour qu’il soit moins anxieux. Une répétition d’inspiration lente par le nez et d’expiration douce par la bouche aide à gérer l’anxiété. Il conviendrait également de limiter la consommation d’alcool, café ou thé avant le vol pour éviter les excitations inutiles.

Des mesures éducatives comme les stages et les séminaires planifiés par les compagnies aériennes, peuvent également aider à dominer cette phobie. Apprendre à mieux connaitre l’avion et ses connexes, les situations en vol, le pilotage de l’appareil vont permettre de diminuer les frayeurs, sinon à ne pas les redoubler. En effet, une des raisons de l’aviophobie serait la peur de l’inconnu.

La psychothérapie est une aide formidable pour dominer la peur comme pour l’affronter. Parmi cette méthode thérapeutique, une mention singulière est adressée à la thérapie cognitivo-comportementale ou TCC, dans la mesure où elle permet de percevoir, de comprendre et de transformer les pensées qui engendrent cette panique de l’avion. Par la suite, elle aide le sujet à produire des pensées positives et des comportements différents.

Un traitement pharmacologique peut également être préconisé. Des antidépresseurs ou des anxiolytiques seront prescrits pour minimiser les symptômes liés à l’anxiété. Mais ce traitement ne peut pas soigner durablement l’aviophobie.

L’hypnothérapie serait le plus approprié des traitements de l’aviophobie puisqu’elle permet le traitement de multiples phobies à la fois, or l’aviophobie est souvent liée à d’autres phobies – claustrophobie, agoraphobie, … -. De plus, l’hypnose médicale fait un travail efficace sur l’inconscient du patient pour l’aider à affronter la panique et anxiété, la dépression et la mauvaise estime de soi.

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9.   Des programmes, des méthodes sur le marché pour guérir cette phobie

Des solutions technologiques

Une nouvelle application Iphone développée par un pilote russe offre de rassurer les aviophobes pendant le vol. L’application se base le fait que la peur est issue de l’ignorance. L’application utilise des capteurs du portable (accéléromètre, GPS, micro…) pour détecter les turbulences, les mouvements de l’avion et autres bruits inquiétants qu’il analyse à partir du plan de vol et de la météo, préalablement consignés, afin d’expliquer en temps réel au passager ce qui est en train de se passer.  Une application complète coûte 19,99 euros.

Cette technique est un grand pas pour traiter de manière interactive les aviophobes. Cependant, même si le programme est révolutionnaire, il ne peut en aucun cas remplacer une hypnothérapie, qui lui va à la source des troubles pour apporter la solution durable à vos phobies.

Thérapie alternative : Coaching pour l’anxiété

Faire appel à un coach professionnel pour vous appuyer dans votre démarche de lutte contre votre peur de l’avion est également une approche classique pour lutter contre les phobies. La plupart du temps, le coach vous enseignera des exercices de respiration, des techniques de désensibilisation pour accepter d’abord cette peur, ensuite pour s’en détacher et enfin, il vous apprendra à restructurer votre pensée pour que la peur s’estompe petit à petit.

Le stage « APPRIVOISER L’AVION »

Pour aider les clients réels et potentiels à vaincre leur peur de l’avion, les compagnies aériennes proposent un stage d’une journée. La séance se compose de trois parties : une rencontre avec un psychologue pour vous permettre de bien comprendre votre stress et son origine – une formation théorique pour mieux connaitre l’avion, et pratique sur un simulateur pour appliquer vos nouvelles connaissances afin de commencer l’apprivoisement de la « bête ». Après la pratique, une réunion avec l’équipage et un sophrologue vous aide à faire le point sur la séance – et enfin, un suivi personnalisé ainsi qu’un ouvrage spécialisé pour vaincre votre phobie vous sont dédiés pour vous accompagner lors de vos futurs vols.

Des astuces pour vous rassurer

Pour une bonne condition de vol, les astuces suivantes peuvent vous rassurer :

  • Pour moins ressentir les turbulences, réservez votre siège au niveau des ailes
  • Arriver à l’aéroport en avance pour moins ressentir le stress
  • S’habiller amples et confortables
  • Prévoir des divertissements : jeu, musique, … pour éviter de laisser l’esprit vagabondé
  • Boire un litre d’eau et se lever pour marcher toutes les 5heures pour éviter la déshydratation et le sentiment de malaise
  • Prévenir le personnel de bord de votre phobie
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Traitement de l’aviophobie avec psychodio.com

L’hypnose

L’origine de l’aviophobie pourrait être d’éventuels traumatismes durant l’enfance. Certes, le terrain n’est pas pareil pour tous, il y en a qui ont un caractère peureux et une personnalité anxieuse, d’autres sont plus téméraires, expansifs et optimistes, que le nombre de séances et les méthodes appliquées varieraient plus ou moins en fonction. Quoi qu’il en soit, l’hypnose vous plongera dans un état intermédiaire entre la veille et le sommeil, un état cotonneux où l’impact des agents stressants diminuerait pour que l’hypnothérapeute puisse faire un travail efficace. Ainsi, il dénouera les nœuds qui vous retiennent pour vous libérer des tensions qui vous répriment, mais aussi des phobies qui vous oppriment.

De toutes les solutions antécédentes, notre préférence va vers l’hypnose dans la mesure où ces autres programmes se contentent vous faire apprivoiser l’avion et d’atténuer la peur d’un hypothétique accident. Alors que l’hypnose travaille pour déraciner la source de la panique et restructure votre pensée pour vous libérer définitivement de votre phobie.

Avec la solution technologique, le risque d’addiction à l’appareil n’est pas à exclure. De plus, comme il a été décrit antérieurement, ce n’est pas tellement la peur de l’accident de l’avion qui domine l’aviophobe mais les phobies connexes ; les techniques et méthodes avancées préalablement ne pourraient pas toujours répondre à l’attente du patient. A ce jour, l’hypnose a les caractéristiques multiples et souples pour vaincre plusieurs phobies à la fois.

Il va de soi que l’hypnose doit être pratiquée par un hypnothérapeute professionnel. Les séances prétraitements vous permettront de définir le nombre de séances nécessaires pour lever la phobie. N’allez pas chez n’importe quel quidam venu, vous en seriez pour vos frais.

C’est pour éviter de tomber dans ce genre de situation que Lionel MAILLARD – hypnothérapeute spécialiste des addictions et des troubles du comportement alimentaire (TCA) et président des Centre d’Hypnose Anti-Tabac C.H.A.T en collaboration avec des hypnothérapeutes confirmés – a instauré la  plateforme d’audio thérapeutique Psychodio.com. Une gamme d’outils indispensables d’accompagnement et de traitement de  diverses phobies est mise à disposition sur la  plateforme innovante et ludique www.psychodio.com. Le portal est un vrai centre d’échanges et de ressources pour tous ceux qui ont un réel besoin de soutien pour venir à bout à leurs phobies. Vous pouvez également y trouver des professionnels pour s’intéresser à votre cas si vous désirez des compléments par rapport aux outils audio psychodio.

  1. Les séances audio « psychodio » (www.psychodio.com) qui sont des outils incontournables dans l’accompagnement et le traitement de cette phobie peuvent vous aider à gérer le stress et l’agitation avant et pendant la panique. L’audio psychodio va aider votre esprit à accéder à un état de relaxation profonde et complètedans une atmosphère détendue. Le tout a pour effet de vous désensibiliser de votre frayeur et de vous donner une réponse plus rationnelle et cohérence face à votre phobogène. La plateforme psychodio met à disposition outils conçus par des pros pour vous appuyer dans votre cheminement de lutte contre votre phobie.

 

De plus, la séance audio psychodio, que vous pouvez télécharger après commande, pourra vous apprendre quelques techniques d’autohypnose pour devancer d’éventuelles situations effrayantes. En outre, des hypnothérapeutes confirmés sont à votre écoute pour vos questionnements. D’ailleurs, en ce moment, les thérapeutes de la plateforme Psychodio.com travaillent d’arrache-pied pour créer un programme complet de traitement de l’aviophobie. Cet outil  audio psychodio sera prochainement disponible.

L’accompagnement et le traitement du stress, des phobies à distance mais avec un sentiment de proximité deviennent possibles grâce à ces outils de dispositif « audio », et/ou d’un programme complet, disponibles en quelques clics. Les appuis nécessaires à votre cheminement vers le changement durable recherché est à votre portée de main. En effet, après que vous ayez choisi la séance qui vous convient et payez votre achat, un e-mail de psychodio vous parviendra et vous donnera le lien pour le téléchargement de votre séance en MP3. Les thérapeutes psychodio sont également à votre disposition pour vos diverses questions.

Lionel MAILLARD.

Gros plan sur l’Amaxophobie

Amaxophobie : Peur de conduire

 

1       Introduction et étymologie

Avoir peur et éprouver de l’anxiété sont des états tout à fait normaux, des réactions naturelles, mais quand ces réactions se transforment en phobies, alors il y a un véritable problème. Ces paniques irraisonnées prennent diverses formes comme la peur de prendre l’avion, la peur des serpents, … Parmi les phobies des temps modernes, on citera l’amaxophobie ou la peur de conduire.

Du grec ancien phobia ou effroi, la phobie est une frayeur intense, déraisonnable qui apparait soudainement envers un objet ou une situation précise. Pour survivre, ceux qui en souffrent, cherchent à fuir l’élément phobogène. Il arrive qu’ils emportent avec eux une « contraphobie » qui revêt la forme d’un gri-gri, un talisman, un médicament ou quelqu’un pour le rassurer, l’éloigner de l’emprise du phobogène.

La phobie affecte les adultes comme les enfants. Son origine varie selon l’objet de la crainte, mais le point commun serait une série d’évènements et de rapports source d’hostilité, d’agressivité inhibée ou de culpabilité. Plus tard, ces sentiments refoulés surgissent sous forme d’une grosse frayeur irrationnelle provoquée par un objet lié directement ou indirectement à l’évènement « source ».

Le suffixe « -phobie » sert à bâtir des mots techniques définissant une crainte irraisonnée provoquée par une circonstance à priori sans danger. C’est le fait qu’il n’y ait « pas de danger réel » que la phobie diffère de la peur.

Les phobies sont classées dans le groupe des troubles anxieux. Pris en charge, ceux qui en souffrent peuvent être parfaitement guéris.

La phobie peut être spécifique quand l’objet déclencheur est bien précis (ex. phobie des insectes). Elle est dite complexe, quand elle rend invalidant celui qui en souffre. La phobie complexe se manifeste généralement par une forte anxiété et un évitement des situations qui pourraient induire à une forte détresse.

L’amaxophobie ou la peur de conduire, vient du grec « amaxo » ou véhicule et du suffixe -phobie. C’est une peur exagérée et irrationnelle de conduire un véhicule ou de se trouver tout simplement à l’intérieur d’une voiture.

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2       Type de phobie

L’amaxophobe craint avant tout la survenue d’un accident ou de la mort en prenant la voiture. Le fait de conduire devient pénible, alors la personne choisit d’éviter voire arrêter totalement cette action.

2.1      Types d’amaxophobie

Il existe plusieurs types d’amaxophobes.  Il y a ceux qui n’ont jamais pris le volant et qui refusent de passer les examens de permis de conduire. Certains ont muté dans le groupe des amaxophobes et ne conduisent plus suite à un accident ou à un quelconque trauma. D’autres évitent d’être au volant mais peuvent conduire quand même si la situation l’exige.

2.2      Sources de l’amaxophobie

Selon les spécialistes, la frayeur de prendre une voiture serait en relation avec la perte de contrôle. Quand c’est un autre qui est au volant, on se fie à son contrôle, on est à sa merci. Or certaines personnes refusent de placer leur sécurité personnelle entre les mains d’une autre personne, même si c’est un ami ou un membre de la famille.

Un des déclencheurs de cette phobie est l’erreur humaine source de beaucoup d’accidents de voitures. L’amaxophobe va alimenter son imagination avec les pires accidents vécus ou entendus, qui pourraient arriver toutes les fois qu’il est dedans.

Un excès de prudence : Certains amaxophobes sont paralysés à l’idée qu’ils peuvent provoquer un accident corporel, perdre le contrôle de sa voiture ou tout simplement d’être critiqué sur sa façon de conduire.

Des psychologues affirment que c’est sa personnalité même qui rend la personne amaxophobe. Celle qui a une personnalité dépendante, rechigne à apprendre, à changer, à modifier ses habitudes qui serait la plus marquée par l’amaxophobie. De même, il pourrait avoir eu un rapport très fusionnel avec son entourage (notamment la mère) et refuse in petto toute situation pouvant lui donner la possibilité d’une trop grande autonomie. Un trop grand pessimisme, ou un manque de confiance en soi peuvent être également à l’origine de cette phobie.

Un stress post-traumatique : Voir ou avoir vécu un accident de voiture grave ou traumatisant peut laisser des marques souvent indélébiles engendrant l’amaxophobie.

Certains psychologues arguent une nature héréditaire à l’amaxophobie, car dans la vie, on a tendance à reproduire le comportement des parents par mimétisme… En outre, l’enfant de parents à caractère anxieux et suspect peut plus devenir amaxophobe qu’un enfant de parent jovial et optimiste.

Comme toute phobie, l’amaxophobie présente trois phases : la peur anticipée de devoir se trouver derrière le volant, de pénétrer dans l’habitacle du véhicule ; La manifestation de panique ; et enfin le comportement d’évitement pour réduire l’angoisse.

3       Est-elle répandue ?  Ou particulière

3.1      Quelques chiffres

Selon les chiffres, l’amaxophobie appartient aux 10 peurs les plus déplaisantes les plus fréquentes. Environ 5% des adultes sont amaxophobes. Et on note plus de femmes touchées que d’hommes. De plus, une femme sur deux serait amaxophobe.  En fait, la phobie des femmes à conduire une voiture serait due aux mauvais modes de conduire des conducteurs rencontrés sur l’itinéraire. Cette phobie atteint particulièrement les adultes de 20 à 40ans.

3.2      Amaxophobes célèbres

L’animateur Thierry Ardisson fait partie des célébrités amaxophobes, et dire qu’il a beaucoup de voiture de collection ! Charlie Watts du Groupe Rolling Stones a une peur bleue de conduire une voiture et choisit de monter à cheval autant que possible. La célèbre Barbara Streisand n’ose plus conduire depuis les années 80. Et le plus contradictoire, c’est le chanteur Robbies William qui est amaxophobe mais qui adore les courses automobiles.

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4       Les handicaps de cette phobie

4.1      Les signes et les symptômes

Les personnes qui ont peur de conduire, ont souvent des tremblements, des sueurs abondantes, une accélération inattendue du rythme cardiaque, la hantise de perdre le contrôle durant la conduite et un manque de sens de la réalité, même quand rien ne se passe, quand tout est sécure.

En cas de trouble simple, les manifestations pourraient n’être qu’une nervosité excessive. Mais pour un cas grave, il arrive que l’amaxophobe ait un trouble de la vision, un manque d’air, soit une suffocation rien qu’à l’idée d’une possibilité d’accidents sur l’itinéraire. Il ne comprend plus rien de ce qui se passe autour de lui, il cesse de se concentrer sur le terrain et un pressentiment que la mort le guette prédomine dans sa tête.

Ces manifestations peuvent surgir rien qu’à l’idée de conduire, ou d’être derrière le volant. En fait, l’idée de devoir conduire entraine une imagination sans limite à l’amaxophobe pour l’aider à établir sa stratégie d’évitement. Ce n’est en fait qu’un moyen de survivre mais pas une solution à long terme !

4.2      Les handicaps

La peur de voyager en voiture est aussi une amaxophobie !

Parce que l’amaxophobe s’appuie sur les autres pour se déplacer et même pour prendre ses propres décisions, il est souvent entrainé vers une situation de repli sur soi, de difficultés à être autonome. Par extension, on pourrait dire, que l’amaxophobe a beaucoup de difficulté à gérer sa vie et des activités liées directement ou indirectement à sa phobie, comme choisir une destination de vacances, ….

4.2.1      L’amaxophobie peut être un obstacle à l’emploi

Souvent, les offres d’emploi actuelles demandent des candidats ayant un permis de conduire et conduisant régulièrement. Alors, un demandeur d’emploi qui n’a pas pu passer son permis à cause de ce mal, verra ses chances à trouver du travail diminuer. Quelquefois, le demandeur a son permis de conduire, mais ne conduit pas. Alors, cela revient au même : pas de travail.

4.2.2      L’amaxophobie peut diminuer la qualité de vie

Il arrive que la distance entre la demeure et le lieu de travail fasse perdre 1h30 ou plus dans les transports en commun alors qu’en s’y rendant en voiture particulière, le temps de trajet serait raccourci de 2/3 et le trajet ne prendra plus que 30 minutes, par exemple. Donc les victimes de l’amaxophobie sont vannés et ne peuvent pas profiter de leur famille contraint de partir plus tôt le matin et de rentrer plus tard le soir.

4.2.3      L’amaxophobie rend dépendant des autres

Ne pas pouvoir conduire est un vrai obstacle à la liberté de mouvements, l’amaxophobe dépend donc de la bonne volonté d’autrui pour un déplacement en urgence à des heures où les transports en commun sont quasi nuls, pour faire des grosses provisions, …

Cette phobie n’est pas très handicapante pour certaines personnes, mais pour d’autres oui, alors leur vie devient presque un cauchemar.

5       Caractéristiques de cette phobie, son développement dans l’évolution de notre société…

Selon des études cliniques, l’environnement joue un rôle déterminant dans la création et le développement de l’amaxophobie. En effet, on constate souvent que des parents amaxophobes transmettent leur phobie à leurs enfants. Du point de vue psychologique, on a remarqué que la dépendance et les interprétations catastrophiques favoriseraient l’amaxophobie.

Avec la performance des automobiles, la possibilité de voyager, de vaincre les distances en auto, l’amaxophobe  a de plus en plus de mal à apprécier la vie moderne. Pour : travailler, on prend l’auto ; faire ses courses hebdomadaires, l’auto vous offre des facilités de transport bien appréciées ; rentrer tard ou quand il pleut, on apprécie bien les commodités offerts par la voiture, … Seulement, l’amaxophobe en est privé car pour lui, prendre une voiture c’est comme pactiser avec un monstre.

Le développement de notre société est lié au développement de la technologie de l’information et de la communication (Tic). Cette dernière a permis de créer divers jeux électroniques qui simulent la conduite de voiture, les courses automobiles, des liens virtuels, des plateformes d’échanges entre internautes ayant les mêmes préoccupations (comme l’amaxophobie, par exemple). Bref toute une panoplie de gadgets et de programmes et de coaching pour vous aider à lutter virtuellement contre votre phobie afin de pouvoir l’appliquer réellement, par la suite.

6       Des recherches sur l‘hypnose

Andréa Buchmuller Cordie, Malou Navez, Émilie Presles, Édith Venet, Olivier Dupont, Bernard Laurent. Première enquête nationale sur les techniques non médicamenteuses. (2005)

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1624568708002564

Entre août et septembre 2005, une enquête nationale sur les prises en charge non médicamenteuses de la douleur chronique auprès de tous les centres de la douleur en France a été réalisée. Le questionnaire était destiné aux 25 centres d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD). Il concerne trois techniques non médicamenteuses : la neurostimulation transcutanée (NST), la relaxation et l’hypnose et leurs indications. Des 24 réponses, 19 centres pratiquent régulièrement la NST et/ou la relaxation avec du personnel formé. Tandis que 14 centres utilisent l’hypnose de manière régulière.

Antoine BIoy. Rapport Inserm : Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose in Institut Français d’Hypnose. Centre de Recherche et de Formation

https://www.hypnose.fr/actualites-rapport-inserm-evaluation-de-lefficacite-de-la-pratique-de-l-hypnose/

Cet article de l’IFH a repris le rapport de l’INSERM sur l’évaluation de l’efficacité de l’hypnose. Ce rapport est un état des lieux des pratiques et de la formation en hypnose ainsi que des études cliniques sont les thèmes abordés dans ce rapport. Selon ce rapport, la pratique thérapeutique de l’hypnose en per-opératoire, dans le traitement de la colopathie a été démontrée comme efficace. Néanmoins, les auteurs admettent les limites des méthodes utilisées pour vraiment apprécier l’efficience de l’hypnose. A la fin de l’article,  son auteur Antoine Bioy, responsable scientifique de l’Institut Français d’Hypnose (IFH), qui a été associé à ce rapport en tant que droit de réponse, a souligné sur le besoin d’évaluer l’hypnose autrement que de manière classique, de mieux prendre en considération l’intersubjectivité interpelée en hypnose.

Teike Luethi Fabienne, Currat Thierry, Spencer Brenda et al., « L’hypnose : une ressource en soins palliatifs ? Étude qualitative sur l’apport de l’hypnose chez des patients oncologiques », Recherche en soins infirmiers, 2012/3 (N° 110), p. 78-89.

https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2012-3-page-78.htm

L’étude cherchait à savoir comment les patients souffrant de douleur ou d’anxiété vivent l’hypnose en soins palliatifs. Pour cela, chaque patient avait droit à 3 à 5 séances d’hypnose selon ses besoins. Il gardait le même hypnothérapeute durant l’étude. Chaque séance durait 20 à 50 minutes. Chaque séance est ajustée au besoin du patient selon sa demande, car le thérapeute adaptait ses techniques et suggestions, le rythme et la transe suivant le patient. Après chaque séance, un membre du service des soins palliatifs non hypnothérapeute entame un bref entretien, puis un autre entretien se tient une à trois semaines après la dernière séance.

37 patients ont été contactés mais seuls 24 ont voulu participer à la recherche. En tout, 54 séances ont été effectuées.

Les conclusions de l’étude ont montré que l’hypnose est considérée comme un outil efficace, facile à obtenir et qui aide les patients à se ressourcer, à gérer davantage leur maladie surtout dans sa phase palliative dans un milieu rassurant. Les patients ont également appris à gérer leur anxiété face à la séparation et à la mort. Ils ont aussi souligné la valeur du lien tissé entre l’hypnothérapeute et le patient. Le lien donne un bien-être inégalé mais également une présence lors de l’autohypnose.

7       Quel lien avec d’autres phobies ?

Comme un claustrophobe qui craint les endroits fermés, l’amaxophobe se sent pris au piège dans l’habitacle de la voiture qu’il sent sa crise venir pour l’emplir soudainement.

Incapable de faire de grandes distances loin de sa demeure, l’amaxophobe présente comme qui dirait une agoraphobie déguisée. En effet, l’agoraphobie sévère empêche celui qui en souffre, de parcourir de grande distance loin de chez lui. De même, l’agoraphobe peut ressentir sur la route qu’il est dans un endroit ouvert, loin des lieux sécures que, du coup, sa phobie surgit soudainement. L’amaxophobe ressent également une certaine frayeur quand il est sur la route à grande distance de chez lui.

amaxophobie, psychodio.com

traitement de l’amaxophobie avec psychodio.com

8       Les différentes approches pour traiter cette phobie ?

Avant tout, il y a lieu de distinguer cette phobie d’une attaque d’autres maladies – comme la tachycardie par exemple – dont la crise pourrait également s’accompagner de sensation d’angoisse. La thérapie de l’amaxophobie pourrait débuter par une prise de médicaments pouvant stopper la crise et éviter son développement à un état critique. Après quelques jours, l’amaxophobe devient plus serein et la sensation de poids compressant le corps n’est plus. Mais en complément de cette thérapie médicamenteuse, des méthodes psychothérapeutiques sont nécessaires pour enrayer la frayeur.

Certains surpassent leur crainte sans suivre une thérapie particulière mais juste laisser au temps le temps. D’autres prennent des cours de perfectionnement pour se rassurer d’avoir bien acquis les techniques de conduite. D’autres se font coacher, reprendre des leçons privées de conduite mais avec sa propre véhicule.

8.1      Thérapie en réalité virtuelle

Avec les visiocasques, le patient conduit sur une route en 3D virtuellement. Mais votre cerveau lui se croit sur une vraie route.

Des expériences scientifiques utilisant cette réalité virtuelles sont menées sur des amaxophobes.  Les résultats ont montré qu’ils ont tous vaincu les paniques de conduire une automobile et n’ont plus cherché à établir une stratégie d’évitement.

Actuellement, les visiocasques vous projettent dans une réalité virtuellement encore plus réaliste que des études plus récentes ont confirmé le succès de cette thérapie en réalité virtuelle.

8.2      Thérapie comportementale et cognitive

La thérapie comportementale et cognitive est prodiguée par un psychologue. Actuellement, cette pratique existe dans de nombreux services hospitaliers où elle est indiquée pour traiter les phobies. Après une investigation préalable, un profil psychologique est monté pour mettre en place un programme précis. Cette thérapie est souvent rapide et approuvée scientifiquement. Son but est entre autres de modifier le “schéma de pensées” du patient pour le “désensibiliser”.

Les approches incitent la suppression de l’appréhension originelle ainsi que de toutes attaches liées à cette angoisse. Puis, prendre conscience de son état et diminuer progressivement l’évitement ; suivi d’une gestion des émotions anxieuses. Et pour finir, l’approche se fixera à restructurer le système de pensée.

Les thérapies comportementales et cognitives sont qualifiées d’interactives car le praticien et le patient coopèrent ensemble pour réussir le changement. Ils sont des partenaires dans ce travail : le praticien interroge, le patient répond. Puis le praticien donne des conseils et des indications. Ne sont évoqués ni le passé ni le présent du patient ! Seuls la phobie et son traitement entrent en ligne de compte.

En fait, l’amaxophobie n’est pas une maladie. Donc un traitement médicamenteux n’est pas tout à fait la solution la plus appropriée pour en finir. Et puis, les phobies sont illogiques, elles appartiennent au domaine de l’inconscience. Aussi, pour s’en débarrasser, une hypnothérapie serait la plus appropriée.

8.3      Hypnose

En effet, l’hypnose creuse jusqu’à l’origine de votre crainte pour l’extraire jusqu’à sa racine. Quand vous êtes hypnotisé, le thérapeute explore le subconscient pour trouver le processus enclencheur de l’angoisse et celui qui l’entretien. De-là, le rétablissement est possible. De même, tous les stimuli liés au déclencheur, l’hypnose va les enlever un par un.

Ce qui est fantastique avec l’hypnose, c’est qu’elle peut s’adapter à toutes les problématiques qui nécessitent ses performances. La durée de traitement en hypnose varie d’une personne à une autre. De même, le nombre de séances nécessaire pour en finir avec la peur de conduire change selon le patient, mais aussi suivant ses besoins et sa demande.

 

amaxophobie psychodio.com

l’amaxophobie sur psychodio.com

9        Des programmes, des méthodes sur le marché pour guérir cette phobie

9.1      Des méthodes suivant sa peur

Pour surmonter la peur de conduire une voiture, il faudrait commencer par rouler sur des routes familières. Puis, mettre les mots sur les peurs qui vous paralysent

Peur de l’automobile.

Apprenez les basiques de ce mécanisme complexe. Une fois que vous vous êtes familiarisé avec la machine, vous allez trouver la force nécessaire pour surmonter votre peur puisque vous connaissez maintenant la bête.

Peur de tomber dans un accident

Pour surmonter votre peur de conduire une voiture, essayez de suivre des cours de contre-conduite.

Peur de conduire une voiture quand on voit une voiture venant en sens inverse

Se libérer de la peur vient avec l’expérience, car c’est après avoir parcouru des milliers de kilomètres que vous appréhenderez mieux les distance entre les voitures.

Peur du ridicule de la part des conducteurs expérimentés.

Apprenez que tous les conducteurs ont d’abord débuté, fait des erreurs, ils ont aussi crié et hurlé des mots abusifs. Il faut maintenant se concentrer sur la route et avoir la prudence.

 

9.2      L’hypnothérapie pour se débarrasser de l’amaxophobie

A ce jour, les scientifiques reconnaissent que l’hypnose est la formule la plus vite et la plus efficace pour venir à bout d’une phobie avec un taux d’efficacité d’environ 90%. 

Il faut contrôler le stress et l’agitation avant la panique. L’hypnose va entrainer l’esprit dans un état de relaxation profonde et complète en reproduisant une atmosphère détendue. Le tout a pour effet de vous désensibiliser de votre frayeur et de donner une réponse plus rationnelle et cohérence face à votre phobogène. Et vous allez réaliser à quel point il est pratique de prendre sa voiture !

 

De plus, le praticien pourra vous apprendre quelques techniques d’autohypnose pour devancer d’éventuelles situations effrayantes. Sachez que « Plus vous attendez pour vous soigner de cette peur de conduire et plus long et difficile sera votre cheminement pour s’en débarrasser. »

Bien souvent, l’amaxophobe vit en imaginant le pire et évoque des scènes catastrophes en aggravant les situations. C’est cette imagination funeste qui le taraude, qui génère une importante frayeur et alimente sa phobie. L’hypnose peut vraiment travailler sur cette anticipation et amener le patient à un nouveau de mode pensée plus sain et plus positif.

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Traitement de l’amaxophobie avec psychodio.com

9.3      Psychodio.com

Actuellement, tout un éventail d’outils indispensables d’accompagnement et de traitement de  diverses phobies est disponible sur une plateforme innovante et ludique www.psychodio.com dédiée à tous ceux qui ont réel besoin de soutien pour venir à bout de cette phobie.

L’hypnothérapeute spécialiste des addictions et des troubles du comportement alimentaire (TCA) et président des Centre d’Hypnose Anti-Tabac C.H.A.T Lionel MAILLARD, en collaboration avec des hypnothérapeutes confirmés, a mis en place cette plateforme d’audio thérapeutique Psychodio.com. Ce portal fait référence au professionnalisme des membres et vous permet de télécharger une séance entière d’hypnose dite médicale.

En effet, des outils complets de pro dans l’accompagnement et le traitement du stress, des phobies y figurent. Ces outils de dispositif « audio », et/ou d’un programme complet, disponibles en quelques clics, vous fourniront les appuis nécessaires à votre cheminement vers le changement durable recherché.  Pour cela, après votre choix et votre achat, un e-mail de psychodio vous parviendra et vous donnera le lien pour le téléchargement de votre séance en MP3. Les thérapeutes psychodio sont également à votre disposition pour vos diverses questions.

Le portal met à disposition toute une panoplie de programme de séances audio thérapeutiques pour satisfaire vos besoins suivant les différents thèmes qui vous sied tels que la gestion de votre stress, vaincre votre phobie, vous débarrasser de la peur du dentiste, … D’ailleurs, en ce moment, les thérapeutes de psychodio se penchent particulièrement sur le traitement de l’amaxophobie.  Ils sont en effet en train de travailler d’arrache-pied pour créer un programme complet, bientôt disponible sur la plateforme.

 

Gros plan sur l’agoraphobie.

Agoraphobie Peur dans les lieux publics, les espaces ouverts

Introduction et étymologie

Du grec ancien phobia qui signifie frayeur, la phobie est une peur intense, irrationnelle ou une violente répulsion, souvent incontrôlable envers un objet ou une situation précis. Par exemple, la phobie de l’orage, des araignées. Généralement, ceux qui souffrent de phobie cherchent à fuir l’élément déclencheur ou phobogène. Ou alors, les patients emmènent avec lui quelque chose qui, selon lui, peuvent le rassurer (quelqu’un, un médicament, un objet) : la « contraphobie ».

La phobie peut toucher tout le monde : les adultes comme les enfants. Les chercheurs pensent que la phobie serait née d’une suite complexe d’évènements et de rapports qui a engendré une hostilité, une agressivité refoulée ou un sentiment de profonde culpabilité. Plus tard, toutes ces émotions enfouies surgissent sous forme de peur bleue déraisonnable déclenchée par un objet lié directement ou indirectement à l’évènement.

En suffixe, -phobie est employé pour construire des mots techniques en psychiatrie définissant une crainte irraisonnée provoquée par une conjoncture à priori sans danger. C’est d’ailleurs le fait qu’il n’y a pas de danger réel qui distingue la phobie de la peur.

Les phobies sont classées dans le groupe des troubles anxieux. Pris en main, ceux qui en souffrent peuvent être parfaitement guéris.

La psychiatrie a classé la phobie en deux catégories : la phobie spécifique et celle qui est complexe. Elle est dite spécifique quand l’élément qui la déclenche est un objet ou une situation bien précise (ex. phobie des serpents).

Par contre, la phobie est dite complexe quand cette peur rend celui qui en souffre invalidant à vivre normalement. En effet, une telle phobie est un obstacle qui bloque le patient à interagir avec autrui, à coopérer ou à concrétiser des actions devant les autres par peur de leur regard, de leur jugement ou de rougir, par exemple. La phobie complexe se présente généralement par une grande anxiété et un évitement des situations sociales qui pourraient engendrer une forte détresse pouvant aboutir à une dépression. L’agoraphobie en fait partie de cette seconde catégorie.

En fait, le mot « agoraphobie » est dérivé du mot grec « agora » signifiant assemblée, place publique, marché et du suffixe « –phobie ». C’est la phobie des espaces ouverts et des endroits publics où les secours ne sont pas à portée de main, un lieu qui engendre en vous un sentiment d’insécurité.

Gros plan sur l'agoraphobie

tout savoir sur l’agoraphobie

Type de phobie

L’agoraphobie est une peur instinctive d’être au milieu de la foule, des espaces libres, des parcs et des lieux publics. Cette aversion de la foule et/ou des lieux serait basée sur la crainte de ne pas pouvoir s’enfuir, d’être secouru, bref de ne pas trouver de l’aide ni un endroit sécuritaire au cas où il y aurait ou non un quelconque évènement. Ce sentiment d’insécurité incontrôlé, ces soudains accès de détresse remontent à la surface aussi bien dans des lieux isolés que dans des endroits fréquentés.

Comme les autres phobies, l’agoraphobie présente trois phases. La première phase est la peur anticipée de devoir faire face à la situation phobogène qui peut être des espaces libres, des lieux publics ; la manifestation de panique face au phobogène ; et enfin le comportement d’évitement pour réduire l’angoisse.

Des crises d’angoisses, bouffées de chaleur, souffles courts, palpitations et craintes sans motif sont les manifestations classiques de l’agoraphobie. Dans les cas plus sévères, l’agoraphobe évite tout lieu public, n’arrive plus à sortir de chez lui pour ne pas être confronté à toute situation redoutée.

Comme comportement d’évitement, souvent celui qui souffre d’agoraphobe se fait accompagner pour sortir de chez lui. Arrivé dans un supermarché, il s’accroche au caddie ; quand il a réussi à entrer dans un endroit clos, il reste près de la sortie, ne s’éloigne en aucun cas des lieux de sécurité. Il arrive qu’il prenne un tranquillisant ou de l’alcool avant d’affronter le phobogène. Pour se rassurer, il essaie de détourner sa pensée et se dit des mantras genre : je suis près de l’issu de secours ! Le comportement d’évitement est un moyen pour survivre, mais en aucun pour surmonter la phobie !

Est-elle répandue ?  Ou particulière

Selon la statistique éditée dans les revues spécialisées, l’agoraphobie touche environ 2 à 4% de la population. Concernant le ratio homme-femme, les femmes seraient deux fois plus concernées que les hommes. Généralement, l’âge de début de la crise se situe vers la fin de l’adolescence et les manifestations avec crises de paniques entre 30 et 45ans. Heureusement, la tendance diminue avec l’âge, à moins qu’elle ne s’accentue et se transforme en maladie névrotique.

Généralement, le tiers des personnes souffrant de l’agoraphobie guérit complètement, si elles sont sérieusement prises en main. Cependant, une personne sur cinq continue d’avoir des symptômes gênants.

Par ailleurs, dans toute une vie, le taux de prévalence à l’agoraphobie varie entre 2 à 5%

 

Les handicaps de cette phobie

Ayant une peur bleue des lieux publics, dans son comportement d’évitement, l’agoraphobe va tout faire pour fuir ces endroits qui pourraient déclencher sa crise. Ce qui va énormément le handicaper car il ne pourra ni aller au travail ni accomplir les simples gestes quotidiens comme faire ses courses tout seul. Dans sa forme sévère, l’agoraphobe n’a plus de vie sociale possible car ces conduites finissent par envahir tous les domaines de sa vie quotidienne, générant par fois de graves difficultés relationnelles ou familiales. Au final, il ne sortira pas de chez lui tout seul ; alors la patience de son entourage s’amenuise, l’isolement le guette et la dépression n’est pas loin.

Partiellement ou totalement dépendant, l’agoraphobe sera vu par la société, comme un parasite dans la mesure où il ne peut vivre seul « comme un grand ». Ce qui entraine par la suite, un cloisonnement souvent mal perçu par l’entourage. En effet, le comportement de l’agoraphobe n’est pas compris étant donné que le handicap qui le fait s’isoler n’est ni physique ni mental mais comportemental.

Parce qu’il ne s’est pas adapté aux règles de la société, la société le voit comme un étrange individu pas toujours fréquentable, qui vit en exclusion et qui a peur de tout et de rien. Alors, il subit une discrimination de la part d’autrui. De plus, les gênantes manifestations mêmes de cette crainte (transpirations, tremblements, palpitations, vertiges…) sont invalidantes aux yeux de la société. Si invalidante soit-elle, l’Administration ne l’a pas pour autant inscrite dans la liste des handicaps invalidants pouvant être indemnisés.

Gros plan sur l'agoraphobie.

Gros plan sur l’agoraphobie

Caractéristiques de cette phobie, son développement dans l’évolution de notre société…

L’agoraphobie fait partie des phobies complexes. Ses expressions sont en quelque sorte la traduction d’un sentiment d’insécurité et la crainte d’avoir peur.  Dans sa forme sévère, elle peut être invalidante socialement parlant. Sa manifestation se traduit par une transpiration abondante, une accélération du rythme cardiaque, un souffle court et une sensation d’étranglement, une peur de mourir. Toutefois, la forme et l’intensité de ces expressions varient d’un individu à un autre. Ces troubles peuvent se répéter face au phobogène qui les déclenche.

Selon des études cliniques menées sur de vrais jumeaux, il existe une interférence des facteurs génétiques dans l’origine de l’agoraphobie. De même, l’environnement y joue également un rôle déterminant. En effet, dans la vie courante, on constate souvent que des parents trop protecteurs ont des enfants agoraphobes. Du point de vue psychologique, on a remarqué que la passivité, la dépendance et les interprétations catastrophiques favoriseraient l’agoraphobie.

Aux vues de l’accroissement des divers mouvements qui animent la vie en société, les phobogènes de l’agoraphobie sont de plus en plus multiples. L’agoraphobe, seul hors de sa demeure se trouve coincer dans une file d’attente, dans le métro où il ne peut pas descendre quand il le veut, … Tous ces cas accentuent les fréquences des crises et des malaises qu’il ne peut presque plus vivre normalement. D’un autre côté, avec l’essor de la technologie, l’accompagnement du patient peut être facilité car il peut se faire suivre à distance (par l’intermédiaire d’un mobile par exemple). Les foisonnements d’informations et datas disponibles sur Internet donnent au patient beaucoup de possibilités de bien connaitre son état et ses faiblesses, les vécues et les avancées de la science sur sa phobie pour la surmonter.

L’essor de notre société s’est fait avec l’envol de la technologie de l’information et de la communication (Tic). Cette dernière a permis de créer des liens virtuels, de travailler à distance, … de vaincre virtuellement l’isolement ; mais surtout de lutter virtuellement contre sa phobie afin de transposer sur le réel la solution virtuelle, par la suite. Pour l’agoraphobe, la Tic devient la solution qui permet la désensibilisation et même l’évitement. La Tic permet également obtenir facilement des programmes et des méthodes de traitement appropriés à son cas.

Des recherches, des articles sur le sujet

Il serait retenu que le médecin allemand K. F. Westphal serait à l’origine du terme « agoraphobie ». Il aurait décrit ses manifestations dans son article « Die Agoraphobie, eine neuropathische Erscheinung » édité en 1872 dans Archiv für Psychiatrie und Nervenkrankheiten.

Le Dr Rachel Bocher, psychiatre au CHU de Nantes affirme que l’agoraphobie est incluse dans le groupe des peurs paniques. Elle fait partie des troubles anxieux les plus ardus à soigner. Même si plusieurs traitements médicamenteux existent, pour elle, la psychothérapie comportementale et cognitive reste indispensable.

« Apport d’une thérapie cognitive dans la prise en charge d’une patiente présentant un trouble panique avec agoraphobie », tel est le titre du Mémoire présenté par le Dr Parvaneh Majd. L’étude présente des méthodes thérapeutiques comportementales et cognitives afin de juguler le syndrome. Un inventaire des recherches scientifiques sur l’agoraphobie, la thérapie comportementale et cognitive y figure en bonne position.

« Traumatisme et agoraphobie : être détruit, détruire » par Dominique Reydeller. Dans cet article édité dans la Revue française de psychanalyse en 2009, l’auteur analyse l’origine de l’agoraphobie et avance un postulat selon lequel le symptôme d’agoraphobie des victimes d’une agression renferme des désirs de meurtre inconscients. Suivant ses recherches et les interviewes réalisées sur ses patients, une prise en charge précoce permet de discerner ces fantasmes et la résolution de l’agoraphobie.

« Troubles paniques et agoraphobie : quand sortir de chez soi devient un cauchemar », une émission de ici.radio-canada.ca où le réalisateur Jean-Phillipe Pleau nous a présenté en 2015 son expérience avec la panique et l’agoraphobie. Du jour au lendemain, il s’est rendu compte qu’il n’arrivait plus à se rendre à la station encore moins à prendre le métro ! Il fallait alors qu’il réapprenne que sortir de chez lui ne fait pas peur. Il s’en est sorti grâce à un séjour dans un centre de crise avec tout un éventail psychothérapie et de médicaments.

Gros plan sur l'agoraphobie.

Traumatisme et agoraphobie

Lien avec d’autre phobies 

Souvent, on mélange agoraphobie, phobie sociale et ochlophobie ou la phobie de la foule.  En effet, la phobie sociale et l’agoraphobie présentent les mêmes signes lors des crises. On note une palpitation, une bouffée de chaleur, des sensations d’étranglements, une spasmophilie ou tétanie.

Toutefois, ces deux frayeurs ont différentes origines. Si l’agoraphobie vient d’un choc traumatique, la phobie sociale, quant à elle, a pour origine des causes environnementales souvent liées à l’adolescence. De plus, leurs craintes sont différentes, la peur des espaces ouverts et des lieux publics pour l’agoraphobe et la peur des contacts sociaux pour la phobie sociale.

Par ailleurs, il y a parfois confusion entre agoraphobie pour une ochlophobie. Or, si l’agoraphobe fuit les espaces ouverts, l’ochlophobe, par contre, préfère les grands espaces pour ne pas endurer la pression des regards des autres, ne pas se trouver oppressé par la foule. De plus, si l’agoraphobie craint d’être dans la foule, l’ochlophobie, par contre a peur de la foule qu’elle perçoit comme un lest qui pèse sur lui, un juge sévère qui pèse lourdement sur sa petite personne.

Quant aux manifestations, on constate une certaine similitude telle que la bouffée de chaleur, la palpitation, des nausées ou encore une respiration irrégulière.

Les différentes approches pour traiter cette phobie ?

Les approches préconisent la suppression de la peur originelle ainsi que toutes les attaches liées à cette angoisse. Puis, l’étape suivante est la prise de conscience et la transformation graduelle de l’évitement ; suivi d’une gestion des émotions anxieuses. Et pour finir, l’approche s’attachera à restructurer le système de pensée.

L’approche médicamenteuse – prescription d’un antidépresseur à dose variable, d’un tranquillisant – sert à devancer l’apparition des crises et à enrayer l’anxiété anticipatoire. Ce n’est pas pour traiter l’agoraphobie à proprement parler et elle devrait être accompagnée de thérapie comportementale et cognitive.

Une thérapie comportementale et cognitive qui comprend trois étapes : la phase de désensibilisation, l’exposition graduelle aux phobogènes dans la vie réelle et enfin, le « flooding » où le patient apprend à supporter le phobogène en présence du thérapeute.

Une psychothérapie de soutien pourrait également être mise en place pour une consolidation des capacités d’adaptation de l’agoraphobe. Elle permet de prendre conscience des représentations réprimées qui provoquent les phobies.

A vrai dire, l’agoraphobie est plus un comportement acquis qu’une maladie. Ce qui veut dire qu’un traitement médicamenteux pourrait à la limite estomper la peur et ses effets le temps de son efficacité. Mais après, l’angoisse reprendrait de plus belle et l’addiction s’installe. Aussi, pour se débarrasser de ce comportement, une hypnothérapie serait plus appropriée. Le traitement de l’agoraphobie par l’hypnose reste le même que l’hypnose classique médicale pour le trouble panique et anxieux, puisqu’il permet de traiter également la dépression et la mauvaise estime de soi.

En fait, l’hypnose va à la source de votre crainte et la retire. Quand vous êtes dans un état intermédiaire entre le sommeil et la veille, l’hypnose explore le subconscient de l’agoraphobe et définit le processus enclencheur de l’angoisse et celui qui l’entretien. Concrètement, quand vous êtes hypnotisé, le praticien vous questionne. Et celui qui donne les réponses, n’est plus votre conscience, mais plutôt votre subconscient. Ainsi, le praticien apprend véritablement l’origine et la cause de votre agoraphobie. Il pourra alors vous proposer la thérapie la plus adéquate pour la soigner.

Avec l’hypnose, il vous est possible de dépasser votre angoisse des espaces ouverts, vous sentir en bonne santé et enfin retrouver votre joie de vivre. Or, l’agoraphobie est issue d’un ancien traumatisme refoulé ; l’hypnose va trouver la situation déclenchante et les raisons qui ont fait que le subconscient l’a refoulée. De-là, la guérison complète peut être envisagée. De même, toutes les relations, tous les stimuli en rapport au déclencheur, l’hypnose va les débouter une par une.

Pour venir à bout de cette phobie, le nombre de séances est assez aléatoire. Il dépend de vous et de votre situation actuelle. Néanmoins, dès la première séance, votre praticien pourra vous donner une estimation. Ce qui est sûr, c’est que cela ne devrait pas dépasser quelques séances, entre deux et quatre tout au plus.

 

De même, pour traiter l’agoraphobie, la durée du travail en hypnose changera d’un patient à l’autre et même d’un thérapeute à l’autre, bien que quelques séances devraient suffire pour venir à bout de ce trouble. Le plus important étant la qualité du travail fait en état hypnotique et non l’état hypnotique lui-même, il y a là une vraie nuance !

Psychodio et agoraphobie

Les psychodio dans le traitement de l’agoraphobie.

Des programmes, des méthodes sur le marché pour guérir cette phobie 

Sur Internet, beaucoup de programmes et des méthodes sont mis en ligne pour guérir l’agoraphobie.

Le Rebirth

Le Rebirth, ou « renaissance » en français, est une méthode de thérapie psychocorporelle redécouverte aux Etats Unis dans les années 70 par Léonard ORR. Quelquefois appelée « respiration consciente », cette technique respiratoire stimule l’être sur le plan physique, psychique et spirituel. Le Rebirth permet de faire un retour sur l’événement « source » qui a déclenché la mise en place des peurs en agoraphobie, de ses fonctionnements répétitifs.

C’est, en fait, une technique de connaissance de soi basée sur la relaxation et la respiration profonde. Cette pratique respiratoire aide à amplifier l’énergie interne. Cette énergie, en circulant, favorisera la libération des charges émotionnelles négatives, des émotions enfouies sans intervention. Une cure en rebirth nécessite neuf séances. Un entretien verbal commence la séance. La méthode emploie la respiration connectée qui fait enchaîner une longue inspiration et un brusque lâcher-prise, sans temps d’arrêt entre l’inspiration et l’expiration. Cette méthode se pratique en individuel, elle est à la fois douce et adaptée au rythme de chacun.  Cette thérapie permet de se reconnecter à ses émotions enfouies. Sa pratique permet de se déconditionner, d’abandonner les vieux schémas pour accéder à la réalisation de soi car la thérapie permettra à chaque individu de vaincre ses souffrances physiques et émotionnelles et regagner sa confiance en soi.

La sophrologie

C’est une méthode de développement de la conscience qui invite tout un chacun à prendre connaissance de son for intérieur, et par là, ses capacités à agir sur le monde extérieur. Ainsi, par son intermédiaire, il y a possibilité pour le patient d’exprimer ses valeurs comme ses qualités et son potentiel.

Au départ, l’agoraphobe est invité à une prise de conscience de son corps, lieu où les sensations se montrent et se laissent toucher. Ainsi, le travail consiste alors à maitriser le lieu afin de redonner confiance, calme et sérénité, mais également pour remplacer tous les « j’ai peur, … » par un « je suis bien ici ».

La prochaine étape est la relaxation et la respiration permettront d’accéder à un calme et une sérénité interne. Ce qui favorisera l’accès à une nouvelle autonomie et une prise de conscience de tout son être. Cette révélation aidera l’agoraphobe à développer ses qualités qui s’adapteront à son environnement, aux évènements ; mais l’aideront à anéantir les symptômes comme les vertiges, la palpitation ou les tétanies.

Sur le site internet www.psychodio.com vous trouverez des audio de grande qualité qui associent parfaitement ses trois techniques : hypnose, rebirth et sophrologie.

Le sport

En effet, le sport est un moyen qui vous permet de vous surpasser, de vous redonner confiance en vous. Au niveau du cerveau, il favorise le développement des neurones, diminue les états dépressifs et agit comme un antidépresseur grâce à l’endorphine, la sérotonine et la dopamine qu’il fait libérer. Tous ces hormones de « bonheur et du calme » agissent sur votre mental en améliorant particulièrement votre humeur et votre façon d’apprécier le monde extérieur.

C’est pourquoi les troubles émotionnels, les peurs des lieux publics, les peurs des échecs, des jugements des autres, les phobies, … ou l’agoraphobie sont pris en charges par du sport.

Ainsi, l’agoraphobe se renseignera et trouvera un ami pour pratiquer avec lui un sport 4 à 5 fois par semaine et pendant 30minutes la séance. Pour se motiver, il s’inscrira dans un club, prendra un coach qui établira le programme adapté à son cas. Les séances seront inscrites et inchangeables.

La thérapie de groupe

Cette thérapie permet de trouver une résonnance à votre phobie et d’en partager vos vécus et les thérapies que vous avez déjà essayées.  La thérapie réunit plusieurs personnes qui ont des problèmes communs. Le participant prend alors conscience qu’il n’est pas le seul à avoir ce problème, et que les autres perçoivent les mêmes choses. Le groupe devient alors un appui et une force. Cette thérapie est notée efficace pour résoudre une problématique de manque de confiance en soi, de la perte de l’estime de soi.

Pour bien fonctionnée, la thérapie de groupe se base sur la notion de feed-back : dans le groupe, l’effet de vos discours ou actes ne sont pas « brouillés » comme dans la vie réelle. Cela vous aidera à améliorer votre communication – la notion de confiance – la notion « d’ici et maintenant » qui invite les membres du groupe à interagir. On acquiert ainsi une aptitude à prendre du recul sur ce qui arrive dans le présent.

Agoraphobie et traitements.

Gros plan sur les traitements de l’agoraphobie.

 

9  Séances audio « psychodio » (www.psychodio.com) : des outils incontournables dans l’accompagnement et le traitement de cette phobie.

Lionel MAILLARD, hypnothérapeute spécialiste des addictions et des troubles du comportement alimentaire (TCA) et président des Centre d’Hypnose Anti-Tabac C.H.A.T., a créé Psychodio.com est une plateforme d’audio thérapeutique dont il est l’Administrateur. Ce portail, issu de ses expériences professionnelles et de ses connaissances pédagogiques, vous donne entre autres la possibilité de télécharger une séance entière d’hypnose dite médicale.

En effet, la plateforme réunit des thérapeutes chevronnés qui y mettent à disposition des outils complets, avérés dans l’accompagnement et le traitement du stress, des phobies. Ces outils prennent la forme d’un dispositif « audio », et/ou d’un programme complet, disponibles en quelques clics, ont pour vocation de fournir les appuis nécessaires à votre cheminement vers un changement efficient et durable.  Pour cela, il suffit de quelques minutes après votre choix et votre achat pour qu’un e-mail de psychodio vous parvienne et vous présente le lien pour le téléchargement de votre séance en MP3. Les thérapeutes psychodio sont également à votre disposition pour vos divers questionnements.

Le portail met à disposition toute une panoplie de programme de séances audio thérapeutiques pour satisfaire votre besoin suivant les différents thèmes qui vous sied tels que la gestion de votre stress, vaincre votre phobie, vous débarrasser de la peur du dentiste, … D’ailleurs, en ce moment, les thérapeutes de psychodio se penchent particulièrement sur le traitement de l’agoraphobie.  Ils sont en effet entrain de travailler d’arrache-pied pour créer un programme complet, bientôt disponible sur la plateforme.

Lionel MAILLARD.

L’agoraphobie ?

L’AGORAPHOBIE

L’agoraphobie est une phobie dite complexe, on peut effectivement là qualifier ainsi. En effet, nous avons tendance à l’assimiler à la peur des lieux publics, peur de la foule, mais l’agoraphobie « ne se limite pas seulement à cela ». Mais de quoi s’agit-il donc réellement ? Comment elle se manifeste ? Et surtout, comment la surmonter ?

Qu’est-ce que l’agoraphobie ?

Nous pensons souvent que l’agoraphobie est la peur de la foule. Mais il s’agit en fait d’un mal pouvant être plus complexe. En effet, tout d’abord, la personne agoraphobe n’a pas peur « de la foule », mais plutôt « dans la foule ». Plus généralement, l’agoraphobe a surtout la crainte qu’il lui arrive un malaise et que les circonstances pourraient conduire à ce que les secours en soient difficiles, donc pourraient « ne pas arriver à temps ». C’est ainsi que la personne pourrait en même temps craindre les transports en commun, les embouteillages, les centres commerciaux, mais également l’ascenseur (où il peut ne pas y avoir « beaucoup de monde ») ainsi que certains espaces « dangereux » (où il pourrait également ne pas y avoir d’autre présence humaine) tels que les endroits désertiques, les « interminables » ponts, les tunnels…

En d’autres termes, la claustrophobie (peur des espaces clos) et l’acrophobie (peur de la hauteur et du vide) sont des formes d’agoraphobie.

Toutefois, il faut différencier l’agoraphobie de la « phobie sociale ». En effet, bien que cette dernière conduise à des comportements similaires (fuite de la foule, isolement…), elle se caractérise notamment par la « crainte du regard d’autrui ».

Le début et l’aggravation de l’agoraphobie :

Comme toute autre phobie, l’agoraphobie peut s’amplifier ou s’aggraver. Aussi, elle peut débuter par la « simple » crainte dans le métro (notamment les « longs trajets »), ou encore de la longue file d’attente pour arriver à la caisse du supermarché. Ensuite, la peur peut devenir plus forte et les situations « à craindre » se multiplier. Ce qui, au fur et à mesure que la phobie s’amplifie, conduit la personne à s’isoler socialement et à ne plus sortir de chez elle. Certaines personnes agoraphobes, par exemple, ne peuvent pas supporter un trajet de 40km, et d’autres n’osent même plus sortir pour acheter du pain à la boulangerie du quartier.

Les crises de panique liées à l’agoraphobie :

Devant les situations qui leur font peur, les agoraphobes traversent des crises de panique résultant en fait de la montée du taux d’adrénaline. C’est ainsi qu’apparaissent l’emballement du cœur, les grosses sueurs, la tête qui tourne… Ils perdent alors le contrôle et toutes sortes de craintes surviennent : la peur de tomber, de faire une attaque cardiaque, d’avoir un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), et dans certains cas même, de devenir fou.

Plus les manifestations liées au taux d’adrénaline montant s’accentuent, plus la personne panique. C’est d’ailleurs ainsi que l’agoraphobie commence le plus souvent. Et au fur et à mesure des crises de panique, le sujet aura « peur d’avoir peur ». D’ailleurs, il y a la crainte de faire une crise (synonyme de peur), mais aussi celle des « situations aggravantes », comme le risque de manquer d’air (dans les lieux publics « surpeuplés », les espaces clos…).

Mais les attaques de panique sont souvent « inoffensifs » : il y a eu « plus de peur que de mal », comme on dit. En effet, dans la grande majorité des cas, les crises cardiaques ou les AVC tant redoutés n’arrivent pas, la crise ne présentant pas de danger, physiquement.

Comment surmonter l’agoraphobie ?

Même si les crises de panique peuvent être « sans danger », l’agoraphobie doit être surmontée puisque dans tous les cas, elle peut devenir un handicap, un obstacle à l’épanouissement.

Aussi, dès les premières crises de panique, il faut tout d’abord consulter un médecin généraliste. En effet, il faut savoir que les manifestations peuvent s’apparenter à d’autres pathologies, les impressions de vertige pouvant par exemple provenir de troubles au niveau de l’oreille interne. Le médecin s’assurera donc du diagnostic, et s’il le faut, orientera auprès d’un psychologue ou d’un psychiatre.

Si l’agoraphobie est confirmée, une fois chez le spécialiste, celui-ci optera le plus souvent pour la thérapie à la fois comportementale et cognitive. Tout comme pour la claustrophobie, le principe est d’abord « d’inverser la logique » de l’agoraphobe qui pense « qu’une chose est dangereuse parce qu’il en a peur ». l’hypnothérapie est aussi une approche dès plus écologique pour le traitement de l’agoraphobie, souvent accompagnée de prescriptions telles, les visualisations positives ou la méditation. ensuite l’accompagnement dans l’affrontement même la crainte.

A savoir :

  • Certaines personnes se sont sorties de l’agoraphobie en suivant un programme de thérapie cognitive et comportementale qu’elles ont elles-mêmes définies à l’aide de certaines sources (sites internet et ouvrages notamment). Le plus souvent, elles sont assistées par un proche et/ou prennent la précaution de toujours avoir avec elles des anxiolytiques et un portable toujours « prêt à appeler ». Dans ce cas, il faut y aller progressivement et surtout éviter les situations extrêmes, pouvant provoquer de grosses crises de panique. Mais pour une meilleure « sécurité » et un résultat « mieux garanti », l’aide d’un spécialiste est toujours recommandée.
  • D’ailleurs, les anxiolytiques ne doivent pas être pris « trop longtemps ». En effet, ils soulagent les crises, certes, mais peuvent notamment créer une dépendance, outre les effets secondaires.
  • Par contre, les antidépresseurs peuvent constituer un traitement de fonds. Ils ne sont toutefois nécessaires que s’il y a « réellement » crises de panique.
  • Enfin, pour les agoraphobes qui « n’osent plus » sortir de chez eux, certains spécialistes peuvent effectuer un traitement à domicile.